À Lomé, le taxi-moto, appelé zémidjan, constitue le moyen de déplacement le plus répandu et le moins cher. Le prix se négocie avant de monter et se compte en centaines de francs CFA pour une course urbaine. Les autorités françaises déconseillent toutefois ce mode de transport en raison du risque d'accident et orientent vers les taxis automobiles à plaque jaune. Ces derniers circulent sans compteur, en course partagée ou en course exclusive, la formule retenue devant être précisée au départ.
Les liaisons entre villes s'effectuent en minibus et en taxis-brousse au départ des gares routières, ainsi qu'en autocars de compagnies privées sur l'axe Lomé-Kara-Dapaong. Les véhicules collectifs partent au remplissage, ce qui rend les horaires imprévisibles, alors que les compagnies d'autocars appliquent des départs affichés. Le trajet de Lomé à Kara demande environ 7 heures et celui de Lomé à Kpalimé un peu plus de 2 heures.
Plusieurs agences internationales et locales louent des véhicules à Lomé, le plus souvent avec chauffeur, formule qui règle la question de la conduite locale et du stationnement. La location sans chauffeur existe mais reste plus rare et suppose un permis de conduire international. Un véhicule à quatre roues motrices devient nécessaire pour les pistes du nord et de la région des Plateaux pendant la saison des pluies.
La route nationale 1 relie Lomé à la frontière burkinabè et supporte l'essentiel du trafic de transit vers le Sahel, ce qui explique la densité des poids lourds et l'usure de la chaussée sur certains tronçons. La route côtière et les axes vers Kpalimé et Atakpamé sont revêtus. Le réseau secondaire est majoritairement en terre et se dégrade fortement de mai à octobre. Des barrages de police et de gendarmerie ponctuent les itinéraires, et la conduite de nuit hors agglomération est déconseillée.
Aucun service ferroviaire de voyageurs ne fonctionne au Togo. Le réseau métrique de 568 kilomètres hérité de la période coloniale ne connaît plus qu'un trafic de marchandises très réduit, lié pour l'essentiel au phosphate et au clinker. Le train ne constitue donc pas une option de déplacement intérieur.
Les vols intérieurs sont pratiquement inexistants, la taille du pays rendant l'avion peu pertinent entre Lomé et le nord. L'aéroport de Niamtougou, dans la région de la Kara, dispose d'une piste aux normes internationales mais accueille surtout des vols occasionnels et officiels, et les autres aérodromes servent à l'aviation légère.