Le Togo accueille une communauté étrangère modeste mais ancienne, composée de coopérants, de cadres du secteur privé, de personnels d'organisations internationales et d'une diaspora togolaise revenue s'installer. Lomé concentre l'essentiel de cette présence, avec des écoles internationales, des services médicaux privés et un réseau associatif qui facilite l'arrivée. La taille réduite de la ville et sa façade maritime en font un cadre de vie apprécié.
Un séjour de longue durée suppose l'obtention d'une carte de séjour auprès de la direction générale de la documentation nationale, après une entrée sous couvert du visa électronique. L'exercice d'une activité salariée exige un contrat visé par l'administration du travail et l'affiliation à la caisse nationale de sécurité sociale. Les ressortissants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest relèvent d'un régime plus souple au titre de la libre circulation.
Les emplois occupés par les étrangers se concentrent dans la logistique portuaire, la banque et la microfinance, les télécommunications, l'agro-industrie, les mines et le conseil. Lomé abrite le siège de la Banque ouest-africaine de développement et celui de la banque d'investissement et de développement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, ainsi que la base d'ASKY, ce qui crée un écosystème de fonctions régionales notable. La zone franche industrielle offre par ailleurs un régime particulier aux activités exportatrices.
L'ouverture d'un compte bancaire local se fait sur présentation du titre de séjour et d'un justificatif de revenus, auprès d'établissements appartenant pour beaucoup à des groupes panafricains. Le franc CFA étant convertible à parité fixe avec l'euro, les transferts vers la zone euro s'effectuent sans risque de change, tout en restant encadrés par la réglementation des changes de l'union monétaire. La fiscalité repose sur un impôt sur le revenu progressif et sur une taxe sur la valeur ajoutée, la résidence fiscale s'appréciant selon la durée de présence.
L'adaptation passe surtout par l'apprentissage des rythmes locaux. Le français suffit dans le cadre professionnel et administratif, mais quelques mots d'éwé au sud ou de kabyè au nord ouvrent bien des portes. Les coupures d'électricité, la lenteur de certaines démarches et la place des relations personnelles dans les affaires surprennent souvent les nouveaux arrivants.
Le sud connaît deux saisons des pluies, d'avril à juillet puis de septembre à octobre, séparées par une petite saison sèche. Le nord n'en connaît qu'une, de mai à octobre, suivie d'une longue saison sèche marquée en décembre et en janvier par l'harmattan, ce vent chargé de poussière venu du Sahara. Les températures restent élevées toute l'année et l'humidité demeure forte sur la côte.