Ecoles et enseignement au Togo

Organisation du système scolaire

L'enseignement togolais reprend l'architecture héritée du modèle français. Le cycle primaire dure 6 années et se conclut par le certificat d'études du premier degré. Le collège conduit en 4 ans au brevet d'études du premier cycle, puis le lycée mène au baccalauréat, passé en deux parties, l'une en classe de première et l'autre en terminale. L'instruction est obligatoire pendant 6 années et les frais de scolarité ont été supprimés dans les écoles primaires publiques.

Langue d'enseignement

Le français est la langue officielle et la langue d'enseignement à tous les niveaux. L'éwé et le kabyè, reconnus comme langues nationales, sont utilisés dans les premières années de certaines écoles et enseignés comme matières. Cette situation avantage les élèves des villes, où le français est plus présent dans la vie quotidienne, et pèse sur les résultats en milieu rural.

Enseignement supérieur

L'Université de Lomé, ouverte en 1970, constitue le principal établissement supérieur du pays et accueille la majorité des étudiants. L'Université de Kara, créée en 2004, dessert le nord et a permis de désengorger la capitale. À côté de ces deux pôles publics existent des écoles supérieures spécialisées en gestion, en informatique, en santé et en agronomie, ainsi qu'un secteur privé en forte croissance. Les diplômes suivent le schéma licence, master et doctorat adopté à l'échelle régionale.

Etablissements privés et écoles internationales

Les établissements confessionnels, catholiques et protestants, jouent un rôle ancien et scolarisent une part significative des élèves, avec une réputation de rigueur qui explique leur attractivité auprès des familles urbaines. Les familles étrangères installées à Lomé se tournent souvent vers l'école française, qui suit les programmes de l'éducation nationale française, ou vers des établissements bilingues. Les places y sont limitées et les frais élevés au regard des revenus locaux.

Difficultés du secteur

Le secteur souffre d'effectifs pléthoriques dans les classes du primaire public, d'un déficit d'enseignants qualifiés et d'un équipement inégal. Les écarts entre le sud et le nord, comme entre les villes et les campagnes, restent marqués, et la scolarisation des filles décroche à partir du secondaire. Des mouvements de grève ont perturbé plusieurs années scolaires. Les progrès obtenus sur la couverture du primaire n'ont pas encore trouvé leur équivalent aux niveaux supérieurs, où l'insertion professionnelle des diplômés demeure difficile.