Aucun train de voyageurs ne permet aujourd'hui de se rendre au Togo, ni de circuler à l'intérieur du pays. Les liaisons ferroviaires ouvertes aux passagers ont cessé et n'ont pas été rétablies. Un voyageur venu d'Europe, d'un pays voisin ou d'une autre région togolaise doit donc envisager l'avion, la route ou l'autocar.
Le Togo dispose pourtant d'un réseau hérité de la période allemande puis française, construit à l'écartement métrique et long d'environ 568 kilomètres. Trois lignes partaient de Lomé, l'une vers Aného sur la côte orientale, l'autre vers Kpalimé au nord-ouest, la troisième vers Blitta au centre du pays. Une quatrième reliait les gisements de phosphate de Hahotoé au terminal minéralier de Kpémé. Ces axes ont structuré l'économie de plantation et l'exportation minière pendant plusieurs décennies.
Le peu d'activité qui subsiste relève exclusivement du fret. La desserte des phosphates entre Hahotoé et Kpémé a longtemps constitué le trafic le plus régulier. Un embranchement cimentier reliant la frontière ghanéenne au port de Lomé a été achevé en 2014 pour l'acheminement du clinker. La vitesse autorisée sur ces voies ne dépasse pas 35 kilomètres à l'heure, ce qui donne la mesure de leur état.
Des discussions existent à l'échelle ouest-africaine sur la remise à niveau et l'interconnexion des réseaux. En mai 2023, les ministres des transports de plusieurs pays de la région se sont entendus sur le principe de liaisons ferroviaires internationales associant le Togo, le Niger, le Burkina Faso, le Bénin et la Côte d'Ivoire. Le financement et le calendrier de ces projets restent ouverts et ne modifient en rien la situation actuelle.
Aucun pays limitrophe n'offre de service voyageurs susceptible d'approcher la frontière togolaise. La ligne Abidjan-Ouagadougou, exploitée par Sitarail, se situe très à l'ouest et ne dessert pas le Togo. Le Ghana a rouvert quelques tronçons suburbains autour d'Accra et de Takoradi, sans liaison vers l'est. Le train ne constitue donc pas une option d'accès au Togo, et cette page décrit une infrastructure existante plutôt qu'un mode de transport disponible.