L'autocar constitue le mode d'accès terrestre le plus courant depuis les pays voisins. La route côtière transafricaine longe le golfe de Guinée et relie Abidjan à Lagos en traversant successivement le Ghana, le Togo et le Bénin. Lomé se trouve sur cet axe, à quelques centaines de mètres seulement de la frontière ghanéenne, ce qui en fait une étape naturelle des liaisons régionales et permet de rejoindre la capitale togolaise depuis plusieurs métropoles de la sous-région sans changer de véhicule.
Les trajets les plus fréquentés relient Lomé à Accra vers l'ouest et à Cotonou vers l'est, avec plusieurs départs quotidiens assurés par des compagnies régionales disposant de véhicules climatisés. La durée réelle du parcours dépend surtout des formalités frontalières, qui immobilisent parfois un car pendant une heure ou davantage. La continuation vers Lagos allonge sensiblement le voyage en raison de la circulation dans l'agglomération nigériane.
Une seconde grande liaison remonte le pays du sud au nord jusqu'à Ouagadougou, en suivant le corridor routier qui dessert l'arrière-pays sahélien depuis le port de Lomé. Ce trajet occupe une journée entière. Sa partie septentrionale traverse la région des Savanes, que le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères déconseille, la frontière burkinabè et le point de passage de Cinkassé étant classés en zone formellement déconseillée depuis les attaques survenues à partir de novembre 2021. Les conseils aux voyageurs officiels font foi pour apprécier la situation avant tout déplacement.
Les compagnies internationales disposent chacune de leur propre terminal à Lomé plutôt que d'une gare routière unique, ce qui suppose de se renseigner sur le lieu de départ en même temps que sur l'horaire. La réservation se fait au guichet, souvent la veille pour les départs matinaux. Le confort varie beaucoup d'un opérateur à l'autre, du car récent au minibus surchargé. Les bagages sont pesés et parfois facturés au-delà d'une franchise.
Les postes-frontières appliquent les mêmes exigences que l'aéroport, avec un visa obtenu au préalable et un certificat de vaccination contre la fièvre jaune. Les ressortissants des pays africains munis d'un passeport en cours de validité entrent sans visa pour un séjour n'excédant pas 30 jours, sous réserve d'avoir accompli la formalité d'immigration en ligne. Le passage suppose de descendre du véhicule et de présenter ses documents, et des contrôles de police ponctuent ensuite les grands axes.