Lomé occupe une situation rare, celle d'une capitale posée directement sur l'océan et collée à une frontière internationale. Le grand marché, la place de l'Indépendance, la cathédrale du Sacré-Coeur héritée de la période allemande et les bâtiments coloniaux du quartier administratif composent l'essentiel du parcours urbain. Le boulevard du bord de mer longe l'Atlantique sur plusieurs kilomètres. Le musée national présente des collections ethnographiques utiles pour comprendre la diversité des peuples du pays avant de partir vers l'intérieur.
Le marché d'Akodesséwa, à l'est de la ville, passe pour le plus important marché de produits rituels d'Afrique de l'Ouest. On y trouve des crânes et des ossements d'animaux, des plantes séchées, des poudres et des statuettes employés dans les pratiques vodoun, restées très vivantes sur toute la côte du golfe de Guinée. La visite s'effectue avec un guide du site et la photographie fait l'objet d'un droit spécifique.
À une quarantaine de kilomètres à l'est de la capitale, le lac Togo sépare la route côtière de la rive où se trouve Togoville. C'est là que Gustav Nachtigal signa en 1884 le traité avec le roi Mlapa III qui plaça le territoire sous protectorat allemand, et c'est du nom du lac que vient celui du pays. Le village conserve une cathédrale de 1910 abritant un sanctuaire marial, des couvents vodoun, une forêt sacrée et une maison royale transformée en petit musée. La traversée du lac en pirogue depuis Agbodrafo constitue l'accès le plus courant et le plus agréable.
Vers le nord-ouest, la région de Kpalimé offre le relief le plus marqué du sud du pays. Le mont Agou, point culminant à 986 mètres, se gravit à la journée par des sentiers traversant des villages et des plantations de café et de cacao. La cascade de Womé et le château Viale, ancienne résidence perchée sur les hauteurs, comptent parmi les buts d'excursion les plus fréquentés. Kpalimé est aussi un centre artisanal reconnu pour ses batiks, ses sculptures sur bois et ses ateliers de tissage.
Au nord-est, le Koutammakou, pays des Batammariba, figure sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2004, avec une extension importante de ses limites en 2023 qui a porté sa superficie à 271 826 hectares. Le paysage culturel s'organise autour des takienta, ces maisons-tours en terre à étage qui réunissent l'habitation, les greniers et l'abri du bétail. Le nom même des Batammariba signifie ceux qui façonnent la terre. Le bien se prolonge côté béninois dans la chaîne de l'Atakora et demeure habité, ce qui en fait un ensemble vivant plutôt qu'un site figé.
La région de la Kara abrite les Kabyè, connus pour leurs cultures en terrasses accrochées aux versants et pour leur métallurgie traditionnelle. Chaque année en juillet, les rites evala rassemblent des milliers de spectateurs autour de combats de lutte qui marquent le passage à l'âge adulte des jeunes hommes. Les villages de Tchitchao et de Landa se visitent pour leur habitat de pierre et leurs forges encore en activité.
Le parc national de Fazao-Malfakassa, créé en 1975 par la réunion de deux réserves forestières de 1951, s'étend sur environ 1 920 kilomètres carrés entre la région Centrale et celle de la Kara, le long de la frontière ghanéenne. Il abrite 244 espèces d'oiseaux recensées ainsi que plusieurs antilopes, dont le cob et l'hippotrague, tandis que sa population d'éléphants a été très réduite par le braconnage. Le parc figure sur la liste indicative de l'UNESCO depuis 2002. Plus au nord, la réserve de la Kéran complète l'offre naturaliste dans des paysages de savane, avec des moyens d'accueil limités qui rendent l'accompagnement d'un guide local indispensable.