Villes et régions du Togo

Découpage administratif

Le territoire togolais se divise en cinq régions économiques, elles-mêmes subdivisées en 39 préfectures et 117 communes. Du sud au nord se succèdent la région Maritime, dont le chef-lieu est Tsévié, la région des Plateaux avec Atakpamé, la région Centrale avec Sokodé, la région de la Kara avec Kara et la région des Savanes avec Dapaong. L'agglomération de la capitale relève d'une entité propre, le district autonome du Grand Lomé, doté de son propre conseil.

Lomé et région Maritime

Lomé rassemble à elle seule une part importante de la population urbaine du pays. Située sur le golfe de Guinée, à la frontière ghanéenne, la capitale concentre les administrations centrales, le port autonome, l'aéroport international et la majorité des sièges d'entreprises. La région Maritime qui l'entoure, la plus petite et la plus densément peuplée, abrite Tsévié, Aného, ancienne capitale de la période coloniale, et Tabligbo, où se sont implantées les cimenteries.

Plateaux et région Centrale

La région des Plateaux, la plus vaste, s'organise autour d'Atakpamé et de Kpalimé. Ses versants humides portent le café, le cacao et une part des cultures vivrières, et ses paysages de montagne accueillent les principaux sites de randonnée du pays. La région Centrale, dont Sokodé est le chef-lieu, occupe une position de carrefour sur l'axe routier reliant Lomé au Sahel, avec Tchamba et Blitta comme pôles secondaires.

Kara et Savanes

La région de la Kara, adossée aux massifs du nord-ouest, réunit la ville de Kara, deuxième pôle administratif du pays, Niamtougou et son aéroport, ainsi que le pays batammariba de Koutammakou, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. La région des Savanes, la plus septentrionale, s'étend autour de Dapaong et de Mango. Frontalière du Burkina Faso, elle fait l'objet depuis 2022 d'un dispositif sécuritaire renforcé lié aux incursions de groupes armés venus du Sahel.

Réseau urbain

L'armature urbaine reste marquée par le poids dominant de Lomé, suivie à grande distance par Sokodé, Kara, Kpalimé, Atakpamé et Dapaong. La croissance des villes intermédiaires s'appuie sur le corridor routier national qui traverse le pays du sud au nord et sur les marchés frontaliers, tandis que la population rurale demeure majoritaire dans les régions septentrionales.