L'hymne national du Togo porte le titre Terre de nos aïeux, repris du premier vers du chant. Il comporte trois couplets, dont seul le premier est interprété lors des cérémonies officielles. Le texte célèbre l'héritage des ancêtres, appelle au courage et à la droiture et reprend la devise Travail, Liberté, Patrie. La Constitution range l'hymne parmi les emblèmes de la République, au même titre que le drapeau, la devise et le sceau de l'Etat.
Les paroles et la musique sont dues à Alex Casimir-Dosseh, musicien et enseignant togolais, avec la contribution de Robert Casimir Dosseh-Anyron, futur archevêque de Lomé. Le chant a été adopté en 1960, au moment de l'accession du pays à l'indépendance, et il accompagne depuis lors les commémorations du 27 avril. Son écriture de marche solennelle s'inscrit dans la tradition des hymnes composés à la même période en Afrique de l'Ouest francophone.
En 1979, sous le régime du Rassemblement du peuple togolais, les autorités ont substitué à Terre de nos aïeux un autre chant, consacré à l'unité nationale et étroitement associé au parti unique. Cette substitution a duré 13 ans. Le retour au multipartisme, engagé au début des années 1990, s'est accompagné du rétablissement de l'hymne d'origine en 1992, geste que les acteurs de la transition ont présenté comme un retour aux références de l'indépendance.
L'hymne ouvre les séances solennelles du Parlement, les prises de fonction officielles et les cérémonies militaires. Il est enseigné dans les établissements scolaires, où il est chanté lors de la levée des couleurs. Les sélections sportives togolaises l'entonnent avant les rencontres internationales, ce qui en a fait l'un des symboles les plus largement partagés du pays. Des versions instrumentales et chorales sont diffusées par les médias publics aux moments marquants du calendrier national.