Le drapeau togolais se compose de cinq bandes horizontales d'égale largeur, alternant le vert et le jaune, la première et la dernière étant vertes. Un canton rouge occupe l'angle supérieur du côté de la hampe et porte une étoile blanche à cinq branches. Les proportions retenues correspondent au nombre d'or, soit un rapport de 1 à 1,618 entre la hauteur et la longueur, particularité rare parmi les pavillons nationaux.
Chaque teinte reçoit une lecture officielle. Le vert renvoie à l'espérance, à la fertilité des sols et au travail agricole qui occupe la majorité de la population. Le jaune évoque la foi dans le travail et les richesses du sous-sol, au premier rang desquelles les phosphates. Le rouge rappelle les sacrifices consentis pour l'indépendance ainsi que la fidélité et la charité. L'étoile blanche symbolise la pureté et la dignité nationale. Les cinq bandes sont couramment associées aux cinq régions administratives du pays.
Le drapeau a été dessiné par Paul Ahyi, artiste plasticien togolais né en 1930 et mort en 2010, lauréat du concours organisé à l'approche de l'indépendance. Il a été adopté le 27 avril 1960, jour de l'accession du Togo à la souveraineté internationale. Sa structure de bandes avec canton étoilé rappelle celle du drapeau libérien et, plus largement, la tradition des pavillons issus des indépendances africaines. Le vert, le jaune et le rouge s'inscrivent dans la palette panafricaine adoptée par de nombreux Etats du continent à la même période.
La Constitution range le drapeau parmi les emblèmes de la République, aux côtés de l'hymne, de la devise et du sceau. Il flotte sur les bâtiments publics, sur les représentations diplomatiques et sur les navires immatriculés au registre maritime togolais, qui accueille de nombreux armateurs étrangers. Il accompagne les cérémonies du 27 avril, fête nationale, ainsi que les compétitions sportives internationales où il identifie les sélections togolaises.