La Constitution garantit les libertés d'opinion, d'expression, de réunion et d'association, ainsi que le droit de manifester. Une loi de 2011, modifiée en 2019, encadre les manifestations sur la voie publique en instaurant un régime de déclaration préalable et en réservant certains lieux et horaires. Le code de la presse, révisé en 2020, place la régulation des médias sous l'autorité de la Haute Autorité de l'audiovisuel et de la communication et exclut les peines privatives de liberté pour les délits de presse depuis 2004.
Reporters sans frontières classait le Togo au 97e rang sur 180 pays dans son édition 2026, avec un score de 52,56, contre le 121e rang en 2025. L'organisation recense environ 230 titres, plus de 90 radios et une dizaine de chaînes de télévision, tout en relevant la faible indépendance économique de la plupart des rédactions. Elle signale des suspensions prononcées par le régulateur à l'encontre de journaux privés, des plaintes visant des journalistes et des pratiques d'autocensure, particulièrement en période électorale.
Les organisations internationales de défense des droits humains observent que des rassemblements de l'opposition et de collectifs citoyens sont fréquemment interdits ou dispersés. Les manifestations survenues à Lomé en juin 2025, en marge de la mise en place des nouvelles institutions, ont donné lieu à des interpellations et à des accusations d'usage excessif de la force, que les autorités contestent. Le gouvernement fait valoir le caractère non déclaré de ces rassemblements et la nécessité de préserver l'ordre public.
Le tissu associatif togolais est ancien et actif dans les domaines de la santé, de l'éducation, du foncier et de la lutte contre la corruption. Une Commission nationale des droits de l'homme, dotée du statut d'institution nationale, reçoit les plaintes des particuliers. Des organisations telles qu'Amnesty International et la Fédération internationale pour les droits humains rendent compte de poursuites engagées contre des militants et de restrictions apportées à l'accès aux réseaux sociaux lors des périodes de tension.
La région des Savanes est placée depuis juin 2022 sous un état d'urgence sécuritaire, régulièrement prorogé par le Parlement, en réponse aux incursions de groupes armés venus du Burkina Faso. Ce régime autorise des restrictions de circulation, des couvre-feux et des perquisitions élargies. Les organisations humanitaires signalent la présence de populations déplacées dans la zone et un accès limité de la presse au terrain.