Le Togo applique le tarif extérieur commun de la CEDEAO, entré en vigueur en 2015, qui répartit les marchandises en cinq catégories taxées de 0 à 35 %. Les produits originaires des Etats membres de la CEDEAO circulent en franchise dans le cadre du schéma de libéralisation des échanges, sous réserve d'un agrément préalable. Le pays est également partie à la zone de libre-échange continentale africaine, dont la mise en oeuvre progresse par étapes.
Les opérations d'importation passent par un guichet unique du commerce extérieur qui dématérialise les déclarations. Une inspection avant embarquement ou une vérification à destination s'applique selon les catégories de produits. Les marchandises réglementées, notamment les denrées alimentaires, les médicaments, les produits phytosanitaires et les équipements de télécommunication, requièrent des autorisations sectorielles délivrées par les ministères compétents. La facture, le connaissement et le certificat d'origine constituent les pièces habituelles du dossier.
La taxe sur la valeur ajoutée s'applique à l'importation au taux de droit commun, complétée par des droits d'accises sur les boissons, le tabac et certains produits, ainsi que par des prélèvements communautaires au profit de la CEDEAO et de l'Union économique et monétaire ouest-africaine. Les entreprises agréées à la zone franche et les projets bénéficiant du code des investissements peuvent importer certains équipements en exonération.
La distribution repose largement sur des grossistes et sur les marchés urbains, au premier rang desquels le grand marché de Lomé, historiquement animé par des commerçantes influentes. Quelques enseignes de moyenne surface et des réseaux spécialisés se sont développés dans la capitale. Le recours à un agent commercial ou à un distributeur local demeure la formule la plus répandue pour un fournisseur étranger, la représentation directe supposant la création d'une structure de droit local.
Une part substantielle des marchandises débarquées à Lomé n'est pas destinée au marché togolais. Le régime de transit routier inter-Etats permet leur acheminement sous douane vers le Burkina Faso, le Mali et le Niger, chacun disposant d'installations dédiées au port. Ce trafic explique le rôle de Lomé comme place de négoce régionale et ouvre un débouché supplémentaire aux exportateurs qui visent le marché sahélien.