Emploi et travail au Togo

Structure du marché du travail

L'emploi togolais se caractérise par la prédominance de l'agriculture familiale et du secteur informel urbain, qui absorbe la majorité des actifs des villes. Le salariat formel reste minoritaire et se concentre dans l'administration, la banque, les télécommunications, la logistique portuaire et les grandes entreprises industrielles. Le sous-emploi et la précarité pèsent davantage que le chômage ouvert, dont le taux mesuré demeure faible en raison des définitions statistiques employées.

Cadre légal

Le code du travail, refondu en 2021, régit le contrat de travail, la durée hebdomadaire fixée à 40 heures, les congés payés, la rupture du contrat et le dialogue social. Des conventions collectives sectorielles complètent ce socle, aux côtés de la convention collective interprofessionnelle. L'inspection du travail contrôle l'application de la réglementation et le droit de grève est reconnu, encadré par une procédure de préavis et de négociation préalable.

Rémunérations et protection sociale

Le salaire minimum interprofessionnel garanti a été porté à 52 500 francs CFA par mois au 1er janvier 2023, après être resté inchangé pendant plus d'une décennie. Les salaires effectifs varient fortement selon les branches et le niveau de qualification. La Caisse nationale de sécurité sociale couvre les risques vieillesse, les accidents du travail et les prestations familiales pour les salariés du privé, et une assurance maladie universelle instituée par une loi de 2021 étend progressivement la couverture sanitaire au-delà des agents publics.

Emploi des travailleurs étrangers

Les ressortissants de la CEDEAO bénéficient d'un droit d'établissement et de circulation qui allège les formalités d'accès au marché du travail. Les autres travailleurs étrangers doivent obtenir un titre de séjour et un contrat visé par les services compétents, l'employeur devant justifier du recours à une compétence non disponible localement. Les entreprises agréées à la zone franche sont soumises à des règles particulières en matière de proportion de personnel national.

Formation et insertion des jeunes

L'enseignement technique et la formation professionnelle font l'objet de programmes soutenus par des bailleurs de fonds, avec des centres de métiers répartis dans les régions. Des dispositifs publics d'appui à l'entrepreneuriat et au volontariat national visent l'insertion des jeunes diplômés, dont l'arrivée sur le marché du travail dépasse largement le nombre d'emplois formels créés chaque année.