L'économie togolaise repose sur trois piliers, l'agriculture, les services marchands liés au transport et au commerce, et une industrie concentrée sur les phosphates et les matériaux de construction. Le secteur primaire occupe encore une grande partie de la population active, notamment dans les régions septentrionales, alors que le secteur informel représente la majorité des emplois urbains. Le produit intérieur brut nominal était estimé par le Fonds monétaire international à environ 10 milliards de dollars pour 2025, soit un peu plus de 1 000 dollars par habitant.
La croissance s'est établie à 5,3 % en 2024 selon la Banque mondiale, après une moyenne de 6,1 % entre 2021 et 2023, et l'institution anticipait 5,1 % pour 2025 puis un rythme voisin de 5,5 % pour 2026 et 2027. Le déficit budgétaire a atteint 6,1 % du produit intérieur brut en 2024, dont une part liée à la recapitalisation d'une banque publique, avec un objectif de retour à 3 % en 2025 conforme au critère de convergence de l'Union monétaire. Le pays met en oeuvre un programme financier appuyé par le Fonds monétaire international.
Les exportations reposent sur le clinker et le ciment, les phosphates, le coton fibre, les produits pétroliers réexportés et, plus récemment, le soja. Le café et le cacao complètent les recettes agricoles. Les importations portent principalement sur les hydrocarbures, les biens d'équipement, les véhicules et les produits alimentaires. Une part importante des flux enregistrés au port correspond à des marchandises en transit vers le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ce qui gonfle les statistiques commerciales du pays.
Le port autonome de Lomé, seul port en eau profonde de la sous-région avec un tirant d'eau de 16,60 mètres, est décrit par la Banque mondiale comme le premier hub de transbordement de conteneurs d'Afrique de l'Ouest. Il traite plus de quatre cinquièmes des échanges commerciaux du pays et dessert les Etats sahéliens enclavés. Le corridor routier reliant Lomé à Ouagadougou et à Niamey prolonge cette fonction vers l'intérieur du continent.
La pauvreté touchait 58,8 % des habitants des zones rurales et 26,5 % des citadins d'après la Banque mondiale, qui table sur un recul progressif d'ici 2027. Le déficit énergétique, la faible productivité agricole, l'étroitesse du marché intérieur et le poids de la dette publique figurent parmi les contraintes régulièrement citées par les bailleurs de fonds.