Le calendrier togolais est jalonné de fêtes de terroir, chacune propre à un peuple et à un territoire, auxquelles s’ajoutent des festivals créés depuis les années 1990. Beaucoup se tiennent entre juillet et septembre, période qui concentre l’essentiel des retours au village.
Célébrée depuis 1663 par les Guin de Glidji, dans la région maritime, cette fête ouvre l’année traditionnelle en l’honneur des ancêtres et attire une foule venue de tout le golfe de Guinée. Le moment central tient à la sortie d’une pierre sacrée du bois de Glidji, dont la couleur passe pour annoncer la tonalité des mois à venir. Les Guin célèbrent également le Yeke Yeke.
Dans la région de la Kara, les Evala mettent aux prises en juillet les jeunes Kabiyès dans des luttes qui marquent leur passage à l’âge adulte, et l’Akpéma consacre l’initiation des jeunes filles. Les Tem d’Assoli tiennent le Kamaka en janvier. Chez les Éwés, l’Agbogbo-Za commémore l’histoire du peuple et sa dispersion depuis la cité de Notsé.
Chaque danse répond à une circonstance précise. Le so honore les défunts qui ont dépassé 70 ans, le tchemou marque la troisième naissance dans une famille, le habyé réunit tous les 5 ans les guerriers kondana. Autour de Bassar, le tibole et le krounima rythment les grandes assemblées. Tambours, cloches doubles et hochets composent l’accompagnement habituel.
Le Festival de théâtre de la fraternité existe depuis 1993 et fait circuler des troupes togolaises et étrangères. D’autres rendez-vous, souvent portés par des associations locales ou par la diaspora, associent concerts, défilés de pagnes et concours de danse, et servent aussi de moment de collecte pour financer une école ou un dispensaire.
Les événements de la vie privée mobilisent autant de monde que les fêtes publiques. Une sortie de nouveau-né, un mariage coutumier ou des funérailles rassemblent plusieurs centaines de personnes sur 2 ou 3 jours, avec des tenues assorties commandées pour l’occasion. Les funérailles d’un aîné donnent lieu aux dépenses les plus lourdes et se déroulent parfois plusieurs mois après le décès, le temps de réunir les moyens nécessaires.